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Galerie Metanoia - Paris - du 6 au 12 avril 2018

Perpetuum mobile 2 - L 'art en mouvement

Commissariat : Jacky Kooken et Monique Ayoun

Exposition collective avec Ophélie Metzquer, Roger Camous, Yuki Toshinari, Lydia Stadler-Centonze, Dannie Launay, Christine Lance, Jacky Kooken et Gérard Thoris

Ce que la science cherche à grands frais, la poésie le trouve aisément. Elle est mouvement et rythme qui jamais ne s’épuise. C’est vrai aussi de la peinture : si l’oeil trouve son objet, c’est qu’il n’a rien trouvé ! Il convient qu’il tourne et cherche. S’il s’arrête un instant dans la contemplation, c’est pour repartir bientôt vers des mondes intérieurs encore inconnus.

 

Pour illustrer cette recherche initiatique, j’ai choisi de vous inviter au jeu des paires. Deux tableaux, à chaque fois, prennent le même objet, s’inspirent du même thème, dessinent le même portrait mais le traitent selon l’inspiration du moment. Ainsi, forme, couleur, développement de l’idée, tout est propre à chaque oeuvre. Mais elles se répondent mystérieusement.

 

  1. Saint Jérôme, d’après Jusepe de Ribera  (1591-1652)

  Acryliques sur toile, 40 x 40 cm

Le mouvement perpétuel se lit dans le visage de l’homme : buriné ou déjà évanescent, légèrement en retrait ou déjà nimbé de lumière diaphane, l’oeil en quête de voir ou déjà absorbé par l’altérité.  N’est-ce pas l’inquiétude de la vie elle-même qui cherche à se donner et hésite à se reprendre, qui cherche à se reprendre et hésite à se donner.

   2. Les tulipes 1 & 2

   L’appât

   Soir de fête

   Huiles sur toile, 61 x 46 cm

 

Dans la nature, les cycles s’enchaînent, se superposent, s’équilibrent à l’infini. Seules les équations mathématiques savent l’origine de ces mouvements enchevêtrés. Mais pourquoi, pour qui, comment, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, une telle beauté. Ephémère est la beauté de la fleur, hormis pour qui la contemple, jour après jour, désirant et repoussant le jour où elle donnera ses derniers feux…  

   3. Le mouvement perpétuel de l’eau

   Ondoiements

   Tsunami

   Huiles sur toile, 61 x 50 cm

 

La source point ne s’épuise et son écoulement est un charme qui se renouvelle sans cesse. Qui ne pense à la vie, au mystère des origines, à la beauté de l’instant présent, au destin de se rendre à la terre. Et puis ? Et puits. 

La mer est mystère cosmique, aimantée par la lune, élevée par les alizés, secouée par les volcans qui l’habitent. On pense à la fragilité de l’être, aux humeurs vagabondes, aux destins contrariés. Et puis ? Englouti ! 

   4. A la recherche du mouvement perpétuel

   Au risque de se perdre

   Cernes

   Huiles sur toile, 92 x 60 cm

 

Que d’objets la science a inspiré ! On peut dire que le mouvement est son objet préféré et le mouvement perpétuel, son graal ! Son ambivalence est néanmoins connue. Lorsque les objets nous parlent, s’éloigne en nous la dynamique de l’ego : c’est comme si le mouvement intérieur s’arrêtait. L’homme qui cherche l’élixir de jouvence a déjà des cernes dans le coeur. 

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